Les BATIMENTS publics de Venerque

 

Qu'ils soient de natures religieuse, administrative ou culturelle

Rénovés, améliorés, transformés ou qui à ce jour aient disparus

Ils animent et font vivre la commune de différentes manières.

 

"Les vieilles maisons sont pleines de souvenirs et c'est pourquoi ils résistent à s'effondrer !"

Mehmet Murat Ildan

 

 

L’ABBAYE

La première manifestation authentique qui fait entrer Venerque dans l’histoire, est d’ordre religieux.

C’est la présence d’une abbaye de bénédictins placée sous le vocable de St Pierre. Elle est citée dans l’état des monastères de l’empire dressé en 817 à Aix-la-Chapelle par Louis le Débonnaire. Cette abbaye était située autour de la chapelle qui constitue l’église actuelle.

Le village s’est bâti progressivement autour.

LA NAISSANCE DE L'ABBAYE

Les sources écrites

On sait qu'une abbaye bénédictine aujourd'hui disparue et dont la première construction pourrait dater de 814, aurait été reconstruite en 817. L'ensemble est recensé par saint Benoît d'Aniane qui visite Venerque régulièrement  et il en perçoit tout de suite l'intérêt de par sa situation géographique. Elle figure sur l'état des monastères de l'empire de 817, ce qui constitue avant tout la première apparition écrite du nom de Venerque sous la forme Venercha . On y découvre qu'elle est l'une des 19 abbayes de la cinquième catégorie, c'est-à-dire qu'elle jouit d'une situation privilégiée car elle ne doit ni impôts, ni taxes pour lui permettre de se relever des périodes troubles du VIIIe siècle. Seules des prières sont demandées aux moines . Elle est placée sous le vocable de saint Pierre et le monastère fait partie de l'ordre de Saint-Benoît . L'appartenance de l'abbaye à cet ordre n'est sans doute pas non plus étranger au privilège qui lui est octroyé car on sait que ce dernier était très influent auprès de Louis le Débonnaire. Ainsi les abbayes de son ordre auraient été plus épargnées que les autres pour ce qui est des redevances auprès du souverain.

La création

Ce monastère de Saint-Pierre de Venerque aurait été lancé par des religieuses d'une abbaye déjà existante lorsqu'elle se situait dans l'Aquitaine gauloise. Puis elle aurait été rattachée au Xe siècle à l'abbaye de Saint-Géraud d'Aurillac par les comtes de Toulouse, ce qui expliquerait la construction de forme pentagonale de l'article et des deux absidioles de l'église qui est une forme usuelle de l'école auvergnate, alors qu'elles sont de forme ronde dans le Midi.

Localisation

Selon une lettre de l'abbé Jean Gilet citée par le colonel Jaubart, il aurait été retrouvé des débris de l'abbaye lors de la rectification du chemin de Venerque à Grépiac. Ils permettent de la situer entre Rive d'eau et la Halle. Ce qui est maintenant le presbytère, serait sur l'emplacement du dernier des vestiges des bâtiments conventuels, démolis vers 1900. Cette abbaye se serait trouvée adjacente à l'église actuelle dont les premiers travaux débuteront en 1182. Au XIIe siècle, il faut imaginer tout l'espace qui court de l'église à Espeyrouzes, entouré par un enclos de hautes murailles. Elles devaient suivre grosso-modo l'actuelle rue de Pyrénées. Ses terres vont de Julia jusqu'à Rivel. Elle reçoit une partie de l'héritage par Alleus de l'évêque de Toulouse, Hugues Ier, par un testament écrit en 960 à la mort de celui-ci en 972. Elle reste abbaye jusqu'en 1050, moment où elle devient un simple prieuré rattaché à Saint-Pons-de-Thomières, qui sera supprimé à son en 1080.


La léproseries


ESPEYROUZES
Le bourg qui compte 1 200 habitants s'étend maintenant vers le lieu-dit Espeyrouzes à la suite de la place libérée par les moines.
Elle se divise en deux : au Nord le village proprement dit appelé « laïcs » et au Sud les « religieux » 

L’année 1316 amène dans notre pays, la création de léproseries, destinées à protéger de l’affreuse contagion, la population saine de nos villes et de nos campagnes. Un établissement de cette nature a existé croit-on à Venerque dans le courant du XIVème siècle, sous la direction sans doute des religieux bénédictins de St Pierre.
Cette léproserie s’est transformée plus tard en un hôpital dont il est fait mention dans nos archives.
Il donnera le nom à un quartier de Venerque.
Cet hôpital occupait l’emplacement actuel de l’ancienne forge de M. Baron et de la maison Vidal qui la prolonge, avec sans doute sur le fond de la pente qui descend à la Hyse le cimetière, cité dans les anciens documents, le pont sur la Hyse (Pont CAMUZAT) étant mentionné comme se trouvant « vis-à-vis du cimetière » 


Le 13 mars 1363 le prieuré de Venerque est attribué par le pape Innocent VI à Hugues de Saint Martial cardinal de Sainte-Marie du Portique contre un droit de 130 livres (Annate).


Église Saint-Pierre & St Phébade

Ce monument historique occupe l’emplacement de l’antique chapelle du monastère du IXème siècle. Le chœur et les deux chapelles, construites en pierre de taille datent du XIème et XIIIème siècle. Le chevet en pierre  date du XIIème siècle. Au XIIIème siècle l’église romane est complétée, agrandie et surélevée d’une tour crénelée.

La brique remplace la pierre, la construction du clocher-mur doit dater de cette époque. Le clocher-mur en briques se transforma du XIVème au XVIème en tour fortifiée par surélévation des murs du chœur. De cette époque date aussi la grille en fer forgé des fonts baptismaux, datée de 1515.

La nef réduite au début à une seule travée, fut allongée au fur et à mesure des besoins.

En 1851 l’accentuation architecturale avec son aspect militaire est entreprise : surélévation des trois niveaux pour recevoir trois toitures indépendantes et les fortifications.

Elle prendra la forme qu’on lui connaît vers la fin du XIXe siècle. L’aspect fortifié extérieur de la nef, date seulement de la fin du siècle dernier, l’architecte Esquié, transforma ainsi l’ancien toit à deux pentes d’après des plans inspirés par Violet le Duc.

Autrefois , à cet endroit, se trouvait le presbytère , avec derrière le jardin du curé.

Le dernier curé à habiter le presbytère de Venerque fut Jean Gilet (né en 1877 et mort en 1965).

Après la mort du prêtre et vu le mauvais état du presbytère, le conseil municipal décida de démolir l’édifice et de créer une nouvelle rue, la rue Jean Gilet, qui facilitait ainsi le trafic routier Comme cet ancien presbytère était accolé à l’église, l’architecte des Monuments Historiques exigea que furent construites, de chaque côté de la nouvelle rue, des murets en galets de l’Ariège.

le presbytère en haut attenant à l'église ,

avec derrière le jardin du curé.

Ancienne Photographie de l' intérieur de l'église de Venerque

Evolution par siècles et couleurs de la construction de l'église de Venerque


 LA HALLE AUX GRAINS  (4)

 

1865

Le conseil municipal qui avait à maintes reprises décidé la construction d’une halle aux grains avec mairie au-dessus s’était vu offrir par M de Ginisty sa maison de la rue Mercadal pour l’y construire, mais M Lafage s’opposait toujours à ce projet. M. Lafage parti, le nouveau maire proposa aussitôt de vendre sa maison et construire de suite halle et mairie. Le projet fut voté et bientôt mis en chantier.

1867

La halle commence à prendre forme après la démolition de la vieille maison de Ginisty.

1930

‘’ La vieille halle aux grains ’’

Elle abrite les forains les jours de foires et marchés et sert d’urinoir public tout le reste de la semaine. Elle abrite encore les anciennes mesures à grains en pierre, notamment ‘’La punièro’’ déjà révolue depuis longtemps.

Sur le mur du fond, au milieu de l’emplacement de l’escalier actuel, un grand arceau est fermé d’une porte à deux battants – elle s’ouvre très rarement – et l’on voit alors derrière une balustrade de bois, un orchestre de musiciens du pays Pons, Lacourt, Pitet, Barelli et  autres, installé là les jours d’intempérie ou à l’occasion de petites réjouissances, pour faire danser les couples qui évoluent à l’intérieur de la halle et sur la rue, comme cela se faisait avant 1908 aux jours de fête locale.

Sur cette même façade intérieure, à gauche de l’orchestre, une fenêtre grillagée garnie de gros barreaux de fer, dominait une porte massive ornée d’une grosse serrure. C’est le ‘’centre d’accueil pour vagabonds et mendiants irréguliers’’ où des rodeurs passent quelque fois la nuit. ‘’La prison’’ qui sert de dissuasif au garde-champêtre pour modérer quelques fois l’ardeur de quelques jeunes trop hardis.

Halle aux grains 

avant travaux de rénovation et construction d'un étage

 

 

    Mai 1948  

    Projet de grosses réparations et aménagement de la mairie, dans l’ancienne halle.

    Octobre  1950

    Réception des travaux de la nouvelle mairie.

    1950 / 1983 - LA MAIRIE

    Transformation de  l’ancienne halle aux grains. La mairie occupera tout le bâtiment.

        Le 1er étage porte maintenant le nom d'Édouard Lacombe, en hommage au compositeur local                                                         

    1990

       Le local sera officiellement baptisé Maison de la Culture                 


    MAIRIE ACTUELLE (8)

    1984 

    La Mairie est transférée place St Pierre

    La MARIE

    Devenue propriété communale le 26 octobre 1983,

    Il s'agit d'un maison bourgeoise de style Second Empire qui était alors la propriété de M. Simon.

    C'est en ce lieu que se trouvait le château des seigneurs de Venerque, la famille Lancefoc depuis 1520. Il subsistera en l'état jusqu'en 1825.

    1944

     débarquent à Venerque des éléments de la 2e division SS Das Reich qui viennent de perdre la bataille de Koursk. Il s'agit du 3e bataillon de la 10e compagnie. Ils organisent depuis Venerque plusieurs expéditions contre des résistants de la région, notamment dans l'Ariège, à Marsoulas (Haute Garonne), au château d'Orgeix et à celui de Justiniac. Souvent aidés par des Français, ils capturent de nombreux résistants dont deux anciens Venerquois qui appartiennent à un réseau d'Auterive. Il s'agit des anciens métayers des Loubottes, José Rodriguez et son père qui a combattu dans les rangs républicains lors de la guerre civile espagnole. Ceux basés à Venerque sont prudents et ne sont pas inquiétés. Leur PC est le restaurant Le Duc. C'est de là qu'ils projettent une action d'éclat contre les stocks d'essence de la division SS. Mme Fontecave, la patronne du Duc, calmera les ardeurs et évita certainement une tuerie inutile. Car quelques jours plus tard, c'est cette même division qui va perpétrer le massacre d'Oradour-sur-Glane.

     


       La  HALLE (7)

    1895

    Construction de la nouvelle halle place de l’église.

    1930

    La halle aux grains était un élément important de la commune, car aux jours de marché et surtout de foires, les agriculteurs venaient y vendre leurs récoltes de grains divers : Blé, avoine, orge, maïs et autres graines de nourriture et de semences.

    LA NOUVELLE HALLE AUX GRAINS

    La BASCULE 
    qui se trouvait à l’entrée de la halle

     


    LA SALLE DES FETES (7)

    1952

    Transformation de la halle en Salle des Fêtes le devis se monte à 6 720 000 Fr.

    1954

    Approbation du projet de bail entre la commune et M. Noubel, entrepreneur de spectacles pour la location de l’ancienne halle, pour séances de cinéma.

    1968

    Ouverture d’un marché couvert sous la halle. Transformation du haut de la halle en Salle des fêtes : 1ère partie : sol de l’étage, piliers et poutres en ciment pour le soutenir.

    1971

    La Salle des fêtes va voir son plancher achevé, l’extérieur va être entièrement recrépi.

    1972

    L’aménagement de la Salle des fêtes continue, l’architecte songe maintenant à réparer la toiture. Plusieurs autres oublis du même genre sont mis à jour.

    Elle est devenue une salle polyvalente après une complète réhabilitation en 1972 . 

    La Salle des Fêtes sera opérationnelle cette même année.

    N’oublions pas : Venerque, Le Vernet et tous les villages des alentours ; population essentiellement agricole.

    Agriculteurs qui avaient leur blé à vendre et aussi l’avoine et le maïs, donc la halle était encombrée de grains et tout autour des charrettes qui l’avaient transporté et dans les écuries avoisinantes les bœufs ou chevaux qui se reposaient du voyage.

    De 1968 jusque dans les années 1980 s'y tenait le marché à la volaille.

    Les restrictions européennes ayant eu raison des ventes d'animaux vivants, il a disparu. Dans les années 1970, des rifles importantes y furent organisées. Elles avaient une spécificité locale qui était que le gros lot était un sanglier.

    Réceptions, conférences, concerts et même défilés de mode s'y sont succédé depuis sa rénovation.


    ANCIENNES ECOLES

    École Filles et Garçons qui se trouvaient rue Rémusat,

    Ancienne école des garçons    (3)                                                                                                                                            Ancienne école des filles   (5)   

                 

     

    LE GROUPE SCOLAIRE (10)

    1955

    Le 16 janvier : vote de l’emprunt de 2 087 320 francs pour la construction du groupe scolaire

    Le 8 avril : le percement de la nouvelle rue, exige l’achat de parcelles de jardins situés entre l’ancien cimetière et le terrain du groupe scolaire.

    La confection de cette rue coutera 1 250 000 francs.

    Octobre la rentrée des classes se fait dans le nouveau groupe scolaire.

    À côté de celle-ci, on décide en 1980 de construire une école maternelle dont les travaux débutent en 1981.

     

    Le Groupe Scolaire avant rénovation

    Vue du ciel l'école maternelle  derrière le groupe scolaire / Le groupe scolaire  actuel


    ANCIEN BUREAU DE POSTE (6)

    Ouverture d'un bureau de poste en 1878

    l’ancienne poste ce située a proximité de l’église 

                                                Bâtiment a gauche de l'image

    Bureau de poste actuel (9)

    c’est en 1965 que la construction d’un nouveau bureau de poste fût décidée 

    A gauche Le nouveau service des postes sera inauguré le 20 octobre 1967.                                                                 A droite bureau de poste après rénovation


    L 'ABATTOIR (1)

    1884

    Projet de construction d’un abattoir digne de Venerque

    1930

     Seul au milieu d’un fourré de ronces, d’orties et d’ordures , l’abattoir se dresse au fond du foirail des porcs. Il a toutefois pour voisins la cabane de la bascule  et l’atelier du tailleur de pierre de M. Dupont dans une guérite de planches . Pas d’autre construction dans tout ce ramier aujourd’hui truffé de villas.

    Décembre 1973 

     l’abattoir est désaffecté.

    1991

     se poursuit lentement l’aménagement de l’ancien abattoir devenu le club du canoë kayak pour en faire un bâtiment décent et décoratif.

    Cette zone a été aménagée en espace de loisirs depuis le 11 février 1999.


    Le LAVOIR (2)

    1913

      la décision de sa construction remonte au 1er juin 1913. Mais à cause de la Première Guerre mondiale son édification ne sera terminée qu'en 1926. Il ne restera en fonction que peu de temps. 

    A partir de 1977, il deviendra le local attribué au club de pétanque.

     

    Au temps des laveuses - Un poème d’Achille Millien (1838-1927)   

    "C’est ici, du matin au soir, 

    Que par la langue et le battoir 

    On lessive toute la ville. 

    On parle haut, on tape fort, 

    Le battoir bat, la langue mord ! 

    Pour être une laveuse habile, 

    Il faut prouver devant témoins 

    Que le battoir est très agile, 

    Que la langue ne l’est pas moins."   

    Un dicton disait "Au lavoir, on lave le linge mais on salit les gens". Maintenant vous savez d’où provient l’expression "laver son linge sale en public"

     


    L'histoire d'une

    Bibliothèque associative devenue Médiathèque municipale


    C’est en 1976 que débute l’aventure de la bibliothèque de Venerque.

    Jusqu’à cette époque, seule existait une bibliothèque à l’école élémentaire. C’est alors que les responsables de la toute jeune association culturelle, devenue en 1983 l’actuelle association « Culture Loisirs et Sports : ACLSV »décident, sous l’impulsion d’Odette et André Cugge, de Jacqueline et Jean Nicolle de créer une bibliothèque associative.
    La Municipalité met à leur disposition une salle dans le bâtiment qui abrite aujourd’hui le crédit agricole. La Mairie, par la suite déménage pour s’installer place Saint Pierre, libérant ainsi ce qui est devenu depuis la Maison de la Culture. La Municipalité propose à l’ACLSV et à l’école de musique de transférer leurs activités dans ces nouveaux locaux.
    A cette époque, le bibliobus de la bibliothèque centrale de prêt de Toulouse desservait régulièrement Venerque.

    En 1990, la Médiathèque départementale propose de nouveaux services à la commune : le prêt gratuit de 600 livres renouvelable tous les 6 mois, du mobilier, la formation des animateurs et des supports techniques pour des expositions.

    En Avril 1991, le Conseil Municipal décide à l’unanimité la municipalisation de la bibliothèque, Anne-Marie Leymonerie en assume la fonction de responsable. La bibliothèque prend un élan qui nécessitera d’avoir recours à du personnel permanent et c’est ainsi que Valérie Rubio a été recrutée avec le statut d’Agent du Patrimoine.
    Victime de son succès, comptant 1200 lecteurs assidus et plus de 7000 ouvrages auquel il convient d’ajouter le prêt semestriel de la médiathèque départementale qui passe de 600 livres en 1991 à 1200 livres en 2001. Il faudra donc s’agrandir et c’est ainsi qu’une opportunité se présente avec le local du rez de chaussée du bâtiment cité des jardins avenue Mont Frouzi avec le nom de Jean-Baptiste Noulet.

    Extrait de l'article sur la dépêche
    du 4 Mars 2003

    La MEDIATHEQUE (11)

    2002

    La Médiathèque Municipale Jean-Baptiste Noulet, inaugurée en 2002, bénéficie d’une surface d’environ 100 m². Elle est dotée d’une dizaine de places de travail, d’un petit salon pour les lecteurs et d’un espace dédié aux jeunes usagés.

    lien de la médiathèque de Venerque                                                                                                                                                                                     Lien JEAN-BAPTISTE NOULET

                                                                                                                                                TEXTE de                                                                                                          IMAGE Archive APV

    Mr TUFFERY

    Mr PITET

    Colonel JAUBART